Inde : la haine et l’incitation à la violence contre les musulmans crèvent l’écran

Après les lois anti “Love Jihad” et “Corona Jihad, c’est au tour de la télévision indienne de diaboliser les musulmans et l’image de l’islam en Inde. En effet, sur plusieurs chaînes indiennes, le jihad se conjugue à toutes les sauces. Le message que voudraient transmettre ces chaînes reste le même, les membres de la communauté musulmane sont en train de pratiquer leur plan secret de dominer l’Inde en convertissant ou en assassinant la majorité hindoue se trouvant dans le pays.

Les théories de complot

Plusieurs théories complotistes ont été suggérées dans les différentes chaînes indiennes. Ces théories sont même encouragées par les autorités nationalistes de Narenda Modi. Selon une émission produite par la chaîne indienne Sudarshan News, intitulée Parlons librement (Bindas Bol), il est important de prendre ses précautions contre la communauté musulmane, en imaginant si des djihadistes deviennent un jour secrétaires dans les ministères ou des agents locaux. En effet, durant les six épisodes de cette émission, on aurait révélé comment des fidèles musulmans pourraient infiltrer le gouvernement en accusant l’Union Public Service Commission de constituer la porte d’entrée des musulmans pour la fonction publique dans le pays. Le directeur de la chaîne Suresh Chavhanke, a baptisé cette théorie de complot “UPSC Jihad”. Il est important de mentionner que le directeur de la chaîne qui est aussi le présentateur vedette de la fameuse émission, est un membre du Rashtriya Swayamsevak Sangh qui est un mouvement extrémiste hindou.

La manipulation de l’opinion publique

Dès la publication de la bande d’annonce de l’émission, plusieurs personnes ont critiqué cette pratique et la Cour suprême est saisie. Néanmoins, il a fallu attendre jusqu’au 4e épisode, afin que l’émission soit interrompue en affirmant qu’elle viole le code des programmes.
D’après le membre du Free Speech Collective, toute l’enquête, qui est présentée dans l’émission, est fondée sur des faux arguments. En outre, il affirme que ce que Suresh Chavhanke fait n’est absolument pas du journalisme, mais c’est de la propagande et de l’incitation à la violence contre les musulmans. Il est essentiel de mentionner que les musulmans ne constituent que 3 % de l’administration indienne, par conséquent, on est bien loin de l’invasion que Suresh affirme.
Ce genre d’émission qui n’est pas interdite à la diffusion, mais juste suspendue, peuvent induire plusieurs dégâts comme l’incitation à la haine et à la violence, poussant même à commettre des actes de terrorisme contre les musulmans dans les mosquées durant les horaires de prière en Inde.